dimanche, novembre 04, 2012

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En dialoguant avec l'Iran, l'Argentine fait enrager le régime sioniste


Emilio Marin est un journaliste argentin qui publie depuis 1987 un édito hebdomadaire dans le journal La Arena qui parait dans la ville de Santa Rosa dans la Pampa. Emilio Marin collabore aussi avec un certain nombre d’organes de presse, le plus souvent de gauche mais aussi de type universitaire.
Emilio Marin
Il nous propose un article extrêmement intéressant dans lequel il offre un aperçu assez complet de l’évolution des relations entre l’Argentine et l’Iran à partir de l’attentat contre l’AMIA (l’association mutuelle israélite de Buenos Aires) à la  récente relance des discussions entre les deux pays.

Emilio Marin n’est ni chiite, ni crypto chiite (sa barbe renvoie plus sûrement à Fidel Castro et Che Guevara). Il n’empêche qu’il expédie rondement les accusations contre l’Iran dans l’affaire de l’AMIA qui reposent sur une enquête bâclée à dessein sur fond de corruption du pouvoir et de manœuvres américaines et sionistes.

Emilio Marin évoque une des raisons de cette reprise des relations : un Iran qui cherche à rompre son isolement et une Argentine en quête de débouchés pour ses productions, agricoles notamment.

Il y a bien sûr d’autres aspects qu’Emilio Marin ne fait en fin de compte que suggérer qui sont ceux de la réorientation de la diplomatie argentine vers une plus grande autonomie à l’égard de Washington dans un processus qui travaille une bonne partie de l’Amérique latine, et une volonté de rejeter les oukases imposés par la finance mondiale. Et qui dit finance mondiale, dit FMI, Banque Mondiale, dollar et donc Etats Unis et le reste du monde capitaliste.

Aussi bien sur le volet diplomatique qu’économique, l’Argentine joue une partie serrée dans laquelle les adversaires de sa politique utiliseront  tous les moyens qu’ils jugent bons pour la ramener dans ce qu’ils estiment être le droit chemin.

Un dialogue irano-argentin cordial à Genève

Les deux pays en avaient décidé ainsi aux Nations Unies et ils ont tenu leur première réunion à Genève. L’objectif est d’apurer les conflits et de trouver une solution au contentieux sur l’AMIA. Une décrispation des relations qui a deux ennemis puissants.
Par Emilio Marin, La Arena (Argentine) 3 novembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Les relations entre l’Argentine et l’Iran se sont améliorées petit à petit depuis 2010. Les deux parties ont cherché à surmonter les obstacles qui se dressent entre elles depuis que, en juillet 1994, s’était produit un attentat brutal à Buenos Aires contre l’AMIA, une association israélite. 85 personnes avaient trouvé la mort. Une enquête judiciaire avec une forte interférence des services secrets d’Israël et des Etats Unis avait accusé sans preuves l’Iran d’être le présumé responsable. C’est alors qu’avait commencé le déclin de cette relation et la méfiance entre les deux pays.

L’Argentine avait réclamé en 2006 auprès d’Interpol l’extradition de hauts responsables accusés d’être les commanditaires de l’attentat. Parmi eux, entre autres, l’ex président Ali Rafsandjani, l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi, l’ambassadeur de l’époque à Buenos Aires, Hadi Soleimanpour, qui est maintenant vice ministre des relations extérieures, chargé des affaires africaines. Téhéran avait rejeté cette demande et les relations furent de fait réduites au minimum.

Les représentations diplomatiques des deux pays ont été ramenées au niveau de chargés d’affaires. A Buenos Aires, c’est Ali Pakdaman qui représente l’Iran.

Ces requêtes judiciaires infondées résultaient de l’instruction menée par le magistrat Juan José Galeano, en pleine époque menemiste (du président Carlos Menem) qui ne se distinguait pas précisément par la qualité ou par l’indépendance de la justice. Galeano avait fini par être destitué par le Conseil de la magistrature et ce qu’on lui reprochait avait en partie à voir avec sa gestion de ce dossier. Il avait payé 400 000 dollars, sur des fonds réservés à la SIDE (services secrets argentins) à Carlos Telleldín un des prisonniers [en relation avec l’attentat] afin qu’il charge certains accusés et qu’il en disculpe d’autres. A la fin, tous s’étaient retrouvés libres mais un des éléments de ce dossier scandaleux restait inchangé : l’accusation selon laquelle l’attentat avait été décidé par l’Iran et exécuté par ses agents du Hezbollah libanais. Les pièces de ce puzzle ne s’emboîtaient pas, mais la SIDE, la CIA et le Mossad firent en sorte qu’on les voie comme allant bien ensemble. Galeano limogé de ses fonctions à la justice le dossier sera repris tel quel par Rodolfo Canicoba Corral et le procureur de la république Alberto Nisman, qui maintiendront la pression judiciaire contre Téhéran.

On avait atteint le fond en matière de relations entre les deux pays. Le commerce bilatéral était tombé moins de 50 millions de dollars, presque rien. Le président Néstor Kirchner, puis Cristina Fernández étaient allés à l’Assemblée générale de l’ONU avec des dirigeants de la communauté israélite dans leurs délégations officielles. Et dans leurs discours, ils avaient réclamé les extraditions à Téhéran. En l’absence de réponse positive, à l’instar des Etats Unis et d’Israël, la représentation argentine avait quitté l’Assemblée Générale au moment où le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad avait commencé son discours. L’Argentine participait au boycott et aux sanctions de l’ONU sur l’accusation contre l’Iran pour un autre fait non démontré : que son programme nucléaire pacifique aurait des visées militaires.

Parlons un peu

Après ce tableau peu reluisant, a commencé à poindre un vent contraire dans les relations bilatérales à partir de 2010. Comme tout est lié, les choses avaient commencé par le commerce et les nécessités économiques. Les exportations argentines étaient en augmentation, passant à 84 millions de dollars en 2008, 371 millions en 2009, 1 455 millions en 2010 et 1 189 millions en 2011. Le chiffre sera supérieur en 2012.

La république achète surtout des denrées alimentaires, de la farine et de l’huile de soja, du blé, du maïs et d’autres produits. Et le gouvernement argentin, heureux d’un fort excédent dans les échanges, a en vue un dispositif semblable à celui qui le lie au Venezuela. L’Iran est un grand producteur de pétrole dont le client principal était jusqu’alors l’Union Européenne. Les multiples sanctions imposées par ce bloc impérialiste, aligné sur les Etats Unis, laisse une partie de la production iranienne disponible pour d’autres marchés comme la Chine ou ceux d’autres pays membres du Mouvement des Non Alignés.

Ce ne sont pas seulement les échanges avec l’Iran qui se sont améliorés mais aussi les relations politiques. A la 66ème Assemblée Générale de l’ONU, en 2011, Cristina Fernández avait proposé à son homologue de tenir le procès des responsables de l’attentat contre l’AMIA dans un pays tiers. Même si l’Iran n’a pas donné de suite favorable, insistant sur le fait qu’il n’avait rien à voir avec cet acte, cela revenait dans les faits à un assouplissement de l’exigence par Buenos Aires d’obtenir l’extradition d’un ancien président et d’un ministre en exercice, entre autres accusés.
Cristina Fernandéz et Hector Timerman
A la veille de la 67ème Assemblée, en septembre dernier, Ahmadinejad avait demandé à l’Argentine une réunion au niveau ministériel pour essayer de trouver une solution à ce différend. Il trouva un écho chez la présidente Argentine qui dans son discours à l’Assemblée répondit favorablement à cette demande. Et le 27 septembre, dans le palais de cristal newyorkais, les deux chefs de la diplomatie, Héctor Timerman et Alí Akbar Salehi, ainsi que le vice ministre des affaires étrangères Eduardo Zuain et un autre fonctionnaire Iranien.

Revenir en arrière du chemin vers la mésentente n’est jamais facile. A cette occasion, les diplomates ont dialogué et consigné leur accord de principe dans un document qui disait deux choses. Qu’ils chercheraient une solution légale compatible avec la législation de chaque pays. Et qu’ils poursuivraient le dialogue par l’intermédiaire dé délégués au siège genevois de l’ONU, jusqu’à aboutir à un accord sur le dossier de l’AMIA.

Le premier dialogue en territoire suisse a eu lieu le 29 octobre. La délégation venue de Buenos Aires comprenait le vice ministre des affaires étrangères Zuain, la responsable du Trésor [avec rang de ministre] Angelina Abbona et la directrice du service juridique du ministère des affaires étrangères, Susana Ruiz Cerutti.

Il n’y a pas eu de grandes nouveautés, ni d’informations précises de ce qui a été discuté. Ce n’est pas de l’excès de zèle mais plutôt un signe de responsabilité de la part des deux parties, pour avancer pas à pas et éviter de faire capoter un processus très compliqué, avec des ennemis puissants à l’affût. Ce qui est positif, c’est qu’ils se sont parlé à nouveau, sans que personne ne quitte la partie.

Oiseaux de mauvais augure.

Un certain nombre d’oiseaux de mauvais augure machinent et manœuvrent pour que rien de positif ne sorte de Genève.

L’un d’entre eux est le gouvernement des Etats Unis, qui a intérêt à isoler, à sanctionner et éventuellement à agresser l’Iran sous le prétexte jamais démontré d’un programme nucléaire à visées militaires. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dirigée par le japonais Yukiya Amano, n’a pas été en mesure de dissiper tous les doutes en dépit de l’autorisation par Téhéran d’une inspection de tous les sites nucléaires.

On peut comparer avec Israël, l’autre grand ennemi de la réconciliation irano-argentine, qui ne montre pas ses installations nucléaires à Dimona et dans d’autres centrales, alors qu’on sait avec une quasi certitude qu’elle dispose de 200 armes nucléaires.

Le Département d’Etat a été un peu plus discret dans son travail de sape contre le dialogue de Genève et celui qui l’a précédé à New York. Mais il n’y a pas eu de changement de politique. Il y a plutôt une division du travail avec son allié sioniste qui a endossé le rôle du «méchant» qui lui va si bien.
Quand Timerman a rencontré à New York son collègue Israélien Avigdor Lieberman le 28 septembre, à peine 24 heures après en avoir fait de même avec son homologue Iranien, il fut surpris parce que l’ambassade d’Israël à Buenos Aires avait diffusé un document déplorant la rencontre entre officiels Argentins et Iraniens. Le communiqué parlait de «la grande désillusion» israélienne du fait de cette rencontre, ce qui revenait à une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays et ç une attitude déloyale à l’égard de Timerman qui représentait habituellement le point de vue le plus pro-israélien au palais San Martin.

A l’approche de la date de la réunion des délégués Argentins et Iraniens à Genève, le 29 octobre, Israël a recommencé à tirer à l’artillerie lourde contre cette démarche. Le même calibre, ou à peu près, que celui qu’elle utilise pour bombarder les Palestiniens à Gaza.
C’est l’ambassadrice de Tel Aviv à Buenos Aires, Dorit Shavit, qui avait parlé en premier pour chicaner les autorités argentines : «nous attendons que vous ne soyez pas naïfs avec l’Iran» (La Nacion, 14/10).

Puis était arrivé au siège du ministère des affaires étrangères le directeur général du Département Amérique latine du ministère israélien, Itzhak Shoham, qui avait fait pression contre le dialogue avec la république islamique. Il avait été reçu par le sous-secrétaire à la politique latino-américaine au ministère, Diego Tettamanti et par le directeur du Département Afrique du Nord et Moyen Orient, Hernán Plorutti.

Finalement, le jour même où les délégations se sont rencontrées au Palais des Nations de Genève, on a pu entendre «La Nacion» (29/10) tirer à boulets rouges avec un éditorial. Les deux premières lignes disaient : «la décision du gouvernement de négocier avec le régime de Téhéran viole la constitution, affecte notre souveraineté et profite aux auteurs de l’attentat.»

Il aurait aussi bien pu être écrit par Benjamin Netanyahou et publié dans une gazette de l’armée israélienne. Cet éditorial se résumait à une défense inconditionnelle de l’Etat sioniste et à une critique féroce de Cristina [Fernandéz, la présidente]. Résultat : objectivité zéro, comme chez les dirigeants de l’AMIA et de la DAIA [équivalent du CRIF en Argentine].

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dimanche, février 06, 2011

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George W. Bush annule une visite en Suisse de crainte d'être arrêté!

La réactivité de la presse française m'étonnera toujours. L'ex président des Etats Unis George Bush annule une visite dans un pays étranger par crainte d'être placé en état d'arrestation et seul un organe de presse hexagonal, 20 minutes, en parle.
Vous me direz, Bush se rendait peut-être dans un pays éloigné qu'on aurait du mal à situer sur une carte?
Que nenni puisque c'est en Suisse qu'il avait prévu de se rendre. La Suisse qui est quand même un pays limitrophe de la France! Bush devait prendre la parole à l'occasion d'un gala de la "communauté juive", appellation contrôlée de ce qui est en réalité la clique sioniste en Suisse car on a peine à imaginer quelle contribution George Bush peut apporter au bien être de la communauté juive helvétique.
Sinon, les organes étrangers d'informations , notamment suisses en parlent. On en parle aussi par exemple en Grande Bretagne, en Allemagne, en Inde et bien sûr aux Etats Unis.

Bush annule une visite en Suisse face au tollé suscité par sa venue

20 minutes (France) 05 février 2011
L'ex-président américain George Bush a annulé un déplacement en Suisse, où il devait prendre la parole le 12 février à Genève lors d'un dîner de gala de la communauté juive, à la suite du branle-bas de combat provoqué par cette visite.

Des plaintes pour crimes de torture ont été déposées auprès de la justice genevoise contre l'ancien chef de la Maison blanche et plusieurs organisations de défense des droits de l'homme entendaient intenter d'autres poursuites visant à le faire arrêter.

Des mouvements de gauche avaient en outre l'intention de manifester contre sa participation au gala caritatif annuel du Keren Hayesod, dont les organisateurs ont maintenu le dîner mais annulé l'intervention de Bush "pour ne pas mettre en péril les personnes et les biens".

Le parquet de Genève a annoncé avoir enregistré "un certain nombre de plaintes" au pénal contre Bush pour tortures, un crime punissable aux yeux du droit international.

Dans ses mémoires, Bush défend ardemment la pratique du "waterboarding", une simulation de noyade, pratiquée sous son mandat, entre 2001 et 2009, à l'encontre de détenus soupçonnés d'être des "terroristes". Il la justifie par la nécessité d'éviter un nouveau 11-Septembre.
La Suisse obligée de l'arrêter?
La plupart des juristes spécialistes des droits de l'homme considèrent cette pratique à l'encontre de prisonniers capturés en Afghanistan ou en Irak comme une forme de torture, or celle-ci est bannie par une convention internationale de 1987 que la Suisse comme les Etats-Unis ont ratifiée.

Dominique Baettig, député de l'Union démocratique du centre (extrême droite), a écrit la semaine dernière au gouvernement confédéral pour réclamer l'arrestation de Bush pour crime de guerre s'il venait en Suisse.

L'Organisation mondiale contre la torture, basée à Genève, a affirmé que la Suisse serait légalement contrainte aux termes du droit international et de la législation confédérale d'arrêter Bush s'il mettait les pieds sur le territoire national.

Alors que les autorités assurent que Bush jouirait d'une certaine immunité pénale en tant qu'ex-président, l'OMT souligne qu'"il n'existe aucune loi octroyant un statut particulier" aux anciens chefs d'Etat.

L'OMT a écrit à la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, pour lui faire valoir qu'il existait "un faisceau convaincant de preuves de la politique américaine de torture et de mauvais traitements" durant la présidence de Bush.

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dimanche, novembre 21, 2010

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Le Mossad derrière la mort du député Allemand Uwe Barschel?

Franchement, je ne vois ce qui pourrait amener la presse française à parler de certains sujets susceptibles d'être embarrassants embarrassants pour l'entité sioniste.
Pourtant ces sujets sont abordés en français, mais en Suisse par exemple. Nous  apprenons ainsi par Romandie News et d'autres organes de presse helvètes que le député Allemand, ministre-président chrétien-démocrate du Schlewig-Holstein,  Uwe BARSCHEL, retrouvé mort dans un hôtel à Genève a peut-être bien été assassiné par le Mossad, le service secret sioniste que nous admirons tant en Europe.
Cette thèse avait été formulée en 1994 par Victor Ostrovsky, un ancien du Mossad. et semble être confirmée par les données analysées.

Affaire Barschel: la piste du Mossad refait surface 23 ans après

Vingt-trois ans après le mystérieux décès du dirigeant conservateur allemand Uwe Barschel à Genève, un journal laisse entendre dimanche que les services secrets israéliens seraient responsables de son assassinat. Le "Welt am Sonntag" cite de nouvelles analyses toxicologiques réalisées en Suisse.
Selon le journal, ces analyses confortent les affirmations d'un ancien agent du Mossad, Victor Ostrovsky, qui a détaillé dans un livre publié en 1994 comment M. Barschel aurait été tué. Cet ancien ministre-président chrétien-démocrate du Schlewig-Holstein (nord) avait été retrouvé mort dans un hôtel de Genève le 11 octobre 1987, tout habillé dans une baignoire remplie d'eau.
Les enquêtes officielles n'ont jamais permis de savoir si Uwe Barschel, qui avait ingéré des barbituriques, s'était suicidé ou avait été assassiné. Selon Welt am Sonntag, qui mentionne les recherches du professeur de toxicologie suisse Hans Brandenberger, "le scénario décrit par Ostrovsky correspond de façon étonnante à l'analyse des données".
"Les expertises chimiques laissent penser à un meurtre (...) et du fait de la complexité du mode d'assassinat on ne peut que penser qu'il a été commis par une équipe de professionnels et non pas par une personne seule", selon M. Brandenberger.
Uwe Barschel, âgé à l'époque de 43 ans, avait été contraint d'abandonner quelques semaines avant sa mort son poste de ministre-président après avoir été accusé d'avoir fait espionner son adversaire social-démocrate aux élections dans l'espoir de le salir. Il avait alors menacé de faire des révélations.
L'affaire d'espionnage politique est passée aujourd'hui au second plan, mais la presse a souvent évoqué l'hypothèse d'un contrat non honoré de vente de sous-marins à l'Afrique du Sud.
L'affaire, dans laquelle Israël aurait joué un rôle d'intermédiaire, aurait permis à des partis politiques allemands de toucher des commissions occultes.
(Romandie News ats / 21 novembre 2010)

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vendredi, mai 01, 2009

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Y-a-t-il eu une conspiration juive contre Durban II?

C'est un sioniste qui pose la question et répond par l'affirmative dans l'article ci-dessous.
A aucun moment, l'auteur de l'article n'argumente lui-même, il se contente de faire parler certains des acteurs de cette conférence qans leur opposer d'arguments. Pour la bonne raison qu'il est d'accord avec cette thèse.
Pour beaucoup, ce complot était un secret de Polichinelle nié à la fois par leurs auteurs et leurs complices
.

Voilà qu'une voix qui s'exprime dans un organe du sionisme l'admet ouvertement et c'est une nouveauté. On peut discuter à l'infini des motivations derrière la parution de cet article, mais le fait est là. Et la complicité des Etats occidentaux y est exposée brièvement mais sans fard.
Nous dirons juste que pour nous, il n'y a pas eu de conspiration juive contre Durban II mais une conspiration sioniste.


La conspiration juive contre Durban II (Non, sérieusement)

par Michael J. Jordan, Jewish Telegraphic Agency 28 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Analyse


GENEVA (JTA) -- Qui était derrière les actions en vue de discréditer la Conférence de Durban de 2009 à Genève ne relève pas du secret.

Près d'un an avant la conférence sur le racisme, les organisations juives et pro-Israël ont exercé de fortes pressions pour obtenir des pays occidentaux qu'ils boycottent la rencontre, dont ils étaient certains qu'elle traiterait Israël de manière injuste, exactement comme ce fut le cas lors de la première conférence de Durban en 2001.

En effet, au cours des mois qui ont précédé la conférence, le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, avait signalé à plusieurs reprises qu'une campagne orchestrée était à l'origine des menaces occidentales de boycott de la conférence, dite de Durban II.
"La conférence a été l'objet de critiques violentes critiques et souvent déformée par certains groupes de pression intéressés par une seule question, disait-elle le 8 septembre 2008.
Pourtant Pillay - comme tant d'autres - a refusé de nommer les forces derrière cette campagne.

"Si vous tapez sur Google «Durban and racism ", vous voyez qui est derrière 90 % de ces pressions," déclarait ici même la semaine dernière Jan Lonn, coordonateur suédois du Forum de la société civile. «Ce n'est pas un secret, et tout le monde le sait."


A la question de la JTA de savoir s'il référait aux organisations juives et aux commentateurs pro Israël, Lonn avait répondu, «Vous le savez très bien, car vos médiats ont fréquemment fait état des critiques.»

C'était une touche ironique apportée à l'histoire habituelle des antisémites désignant les Juifs comme les auteurs dissimulés de conspirations à l'échelle mondiale. Ces conspirations ont la caractéristique d'être aussi vraies que « Les protocoles des sages de Sion» -- c'est-à-dire pas du tout.

Cette fois ci, cependant, les Juifs ont réellement conspiré, quoique ouvertement, pour saboter la conférence.

Le Congrès Juif Mondial a rencontré des officiels de 17 Etats membres de l'ONU pour faire pression en faveur d'un boycott. Anne Bayefsky, chercheuse à l'Hudson Institute, a battu les tambours anti-Durban pendant des mois dans la presse étatsunienne, dont la National Review, le New York Daily News et Forbes. Et des responsables israéliens ont fait pression sur les alliés qui avaient l'intention de participer à la conférence pour qu'ils ne tolèrent aucune résolution anti-Israël.

Mais pour la plupart, les organisateurs de Durban II et les participants ne voulaient pas pointer les Juifs du doigt pour leurs pressions anti-Durban, de crainte d'être taxés d'antisémites.

«Je ne peux pas dire exactement quel est ce lobby, » a déclaré Pillay le 12 mars dans une interview à ABC.net en Australie. «Je peux seulement inférer qu'il semble être une source diffusant cette fausse information et qualifiant cette conférence d'évaluation de 'festival de la haine.'»

Cependant, le recours au terme chargé « lobby » s'est avéré être de trop pour certaines organisations juives.

UN Watch, un organisme de surveillance, a adressé à Pillay une lettre lui demandant « d'éviter d'utiliser certains stéréotypes bien connus.» Hillel Neuer, directeur exécutif d'UN Watch, explique que le mot « renvoyait à l'image [d'un lobby] mystérieux, anonyme et puissant.»

«Certains médiats m'ont questionné sur 'des groupes de pressions à domaine exclusif' – une expression que personne n'utiliserait pour des ONG qui protestent contre le traitement inéquitable des noirs, des homosexuels, des femmes, des Musulmans etc.,» affirme Neuer.

Rupert Colville, porte parole de Pillay, a déclaré à la JTA que son bureau « ne faisait pas objection au lobbying per se. Le lobbying est le sang et la vie du mouvement pour les droits humains et un élément clef de la démocratie. Ce à quoi nous nous opposons est le lobbying manifestement malhonnête. »

Colville ajoute, « Nous n'avons jamais caractérisé les méthodes malhonnêtes utilisées pour essayer de couler la conférence d'évaluation de Durban comme étant l'exclusivité d'un pays en particulier ou d'un groupe défini par la race. »

Certains ont été un peu plus diserts sur ceux qu'ils considèrent comme responsables de la campagne anti-Durban II.

Un responsable d'une importante organisation non gouvernementale affirme que des pays européens comme l'Allemagne n'ont participé à l'élaboration du projet de résolution le vendredi précédant la conférence que pour pouvoir décider de la boycotter dès le week-end.

«Le lobby juif, » déclare ce responsable, qui refuse la divulgation de son nom ou de celui de son organisation.

«Ce que je crains si vous mettez ces mots dans ma bouche, c'est qu'ils aient l'air d'une théorie du complot et qu'alors les lecteurs disent que nous sommes antisémites, » explique ce responsable.

Malaak Shabazz, la fille de Malcolm X, le militant pour les droits des noirs, n'a pas de telles réticences. Elle accuse les «agitateurs sionistes» d'attitudes perturbatrices et agressives envers elle à Genève et elle a envoyé une lettre de protestation au bureau de Pillay.

«Les gens confondent sionisme et judaïsme, et c'est vraiment désolant,» dit-elle.

«Les sionistes amènent les gens à haïr les Juifs, » explique Shabazz. « Je ne connaissais pas les tactiques des sionistes. Mais ici, j'ai eu droit à un cours accéléré.»

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posted by Djazaïri at 3:36 PM 1 comments

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