Des points de vue sur le monde arabe en général, l'Algérie et la Palestine en particulier.
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la tête.
lundi, juillet 12, 2010
La danse d'Auschwitz va-t-elle faire un buzz?
A la différence de la vidéo des soldats sionistes filmés en train de danser à Hébron, la vidéo dont il est question un peu plus loin a comme qui dirait du mal à faire un buzz. Elle ne manque pas d'intérêt pourtant car on y voit un survivant de l'holocauste en train de s'éclater avec sa famille et de danser dans des lieux qui incitent franchement à la gaieté comme Auschwitz ou Dachau.
Non, pas de buzz et pas un journal français pour en parler; à la différence de l'histoire de ces deux Canadiens interpellés pour avoir volé des clous sur l'ancienne voie ferré qui desservait le camp d'Auschwitz.
Daily Mail (UK) 12 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
Une australienne a diffusé sur internet une vidéo de sa famille en train de danser et de chanter sur le succès de Gloria Gaynor 'I will Survive' [Je survivrai] pendant une visite au camp de la mort d'Auschwitz en Pologne.
Jane Korman, qui est juive, a diffusé la vidéo de son père Adhok, 89 ans - qui a survécu à l'holocauste - et de ses trois enfants entrain de danser sur ce tube à l'intérieur du tristement célèbre centre d'extermination où près de 1,1 million de personnes ont été tuées pendant la deuxième guerre mondiale.
A un moment, on voit son père vêtu d'un t-shirt avec 'I will survive' écrit sur le devant.
Insensible: Jane Korman a posté une séquence avec sa famille en train de chanter et de danser 'I will Survive' de Gloria Gaynor devant Auschwitz
Mme Korman s'est défendue contre les accusations de mauvais goût et a affirmé que l'enregistrement était 'une célébration de la vie et de la survie.'
Elle a déclaré: 'Je voulais faire un travail artistique qui donne une interprétation neuve de la mémoire historique.'
La vidéo, postée dans YouTube montre la famille Korman en train de danser devant l'inscription 'Arbeit Macht Frei' - Le travail rend libre -, une synagogue polonaise, le camp de concentration allemand de Dachau, le camp de concentration tchèque de Theresienstadt et un mémorial à Lodz en Pologne, dédié aux victimes du ghetto nazi.
Mais l'enregistrement a suscité de la colère chez beaucoup de ceux qui ont survécu aux horreurs du camp et des organisations néo nazies l'ont inséré dans leurs sites web.
Mme Korman dit que sa vidéo est une affirmation 'neuve' de la mémore historique
Colère: la vidéo inclut aussi des séquences de la famille dansant devant le camp de concentration de Terestenstadt en république Tchèque
Kamil Cwiok, 86 ans, n'était qu'un enfant quand il a été arrêté avec sa famille par les nazis. La plus grande partie de sa famille a péri dans les chambres à gaz d'Auschwitz.
Il affirme: 'Je ne vois pas en quoi cette vidéo est une marque de respect pour le million qui n'a pas survécu, ni pour ceux qui ont survécu.
'Elle rend triviales les horreurs qui ont été commises là bas.'
Mme Korman a ajouté: "C'est peut être irrespectueux, mais il (son père) dit "nous dansons, nous devrions danser, nous fêtons notre survie et les générations après moi" - la génération qu'il a engendrée.
'Nous affirmons notre existence.'
La vidéo montre aussi la famille dansant au camp de concentration de Dachau, devant une synagogue en Pologne et devant un mémorial à Lodz
La famille porte des maillots blancs avec 'I will survive" écrit sur le devant
La vidéo, qui a été présentée dans une galerie d'art en Australie a également été reprise par des sites web néonazis.
Un commentaire dit: "Voyez, les Juifs dansent encore à chaque coin. On n'en a pas fini avec eux, on les finira dans le prochain holocauste.'
Mme Korman dit que sa mère - qui a aussi survécu aux chambres à gaz - avait refusé d'aller en Pologne où se trouve le camp de la mort parce qu'il rappelle "trop de mauvais souvenirs.'
On ne prétendra pas ici que Léonard Cohen est hostile au sionisme. Je n'en suis pas certain du tout et les informations à ce sujet, même si elles sont rares, laissent à penser qu'il est favorable au sionisme.
Mais Léonard Cohen est avant tout un poète dont la sensibilité absorbe et renvoie ce qu'il y a de beau et de laid dans notre existence, et sa sensibilité poétique a évidemment capté ce que le sionisme avait de laid, même aux yeux du Juif qu'il dit être.
Ce qui donne ce poème daté des années 1970 et qui dénote une lucidité dont peu de politiciens sont capables de faire preuve. Ainsi, Léonard Cohen parle du peuple juif embarqué dans la construction d'un nouveau Dachau, à l'image du camp de concentration du même nom.
Cohen faisait donc déjà à l'époque un rapprochement entre le sort fait aux Palestiniens et les camps nazis, une image pourtant réfutée avec horreur et indignation par la majorité des politiciens Occidentaux, sans parler des sionistes bien entendu.
On ne pourra donc que souscrire aux paroles de cet autre grand artiste qu'est Jean Ferrat :
par Leonard Cohen (tentative de traduction par Djazaïri)
Et mon peuple bâtira-t-il un nouveau Dachau Pour l'appeler amour,
Sécurité Culture juive Pour les enfants aux yeux sombres Brûlant dans les étoiles
Tous nos chants hurleront-ils Comme les aigles enragés de la nuit
Dès lors que Yiddish, Arabe, Hébreu et Vietnamien Sont un mince filet de sang qui marque le côté
De chambres métalliques innommables Je te connais Chaverim La jeunesse perdue des nuits d'été de notre enfance Que nous passions aux coins des rues à découvrir la vie
Dans nos maigres connaissances de Marx et Borochov Tu m'avais appris la symphonie italienne Et le Nouveau Monde.
Et fait un sketch sur les enfants Arabes qu'on explose Tu m'avais appris beaucoup de chansons Mais aucune aussi triste Que le napalm tombant lentement dans l'obscurité Vous étiez nos héros chantants en 48 Oserez-vous vous demander qui vous êtes maintenant
Nous, toi et moi, étions amants autrefois
Car seules les nuits sauvages de lutte dans la neige d'or Peuvent faire un amour Nous marchions au clair de lune Et tu me demandais de mener l'Internationale
Et maintenant mon fils doit mourir Parce qu'il est Arabe Et ma mère aussi, parce qu'elle est Juive Et toi et moi Pouvons seulement pleurer Le peuple Juif doit-il Construire aussi nos Dachaus ?