jeudi, février 17, 2011

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Le racisme est le racisme? Pas sûr pour les noirs de Baltimore!

Un article instructif sur les suites d'un événement qui s'est produit en novembre 2010 à Baltimore, sur la côte est des Etats Unis.
Un adolescent noir âgé de 15 ans marche dans un quartier « juif » de Baltimore. Il ne sait pas que c'est interdit, pas par un arrêté municipal, mais par les shomrim, une espèce de milice juive chargée d'assurer la tranquillité des lieux.
Il faut savoir que ce genre d'organisation est toléré aux Etats Unis dès lors qu'elle ne porte pas d'armes et n'empiète pas sur les prérogatives de la police, c'est-à-dire qu'elle ne procède à aucune enquête ou interpellation. Leur rôle consiste, disons, à dissuader les agressions et à alerter la police en cas de constatation de délit.

Dans l'affaire qui nous intéresse, des membres de ce shomrim, deux frères, sont allés bien plus loin en agressant physiquement un adolescent et c'est pour cette raison qu'ils comparaissent devant un tribunal. Ils avaient également assuré à ce jeune homme qu'il « n'était pas d'ici » et qu'il devait donc dégager.
C'est que les frères Werdesheim en savent un rayon sur la façon de faire dégager ceux qui ne sont pas du coin. En effet, au moins l'un d'entre eux a une certaine pratique dans ce domaine, à la fois en qualité de membre du peuple élu et en tant qu'ancien membre des forces spéciales de l'entité sioniste.
C'est ainsi que ce digne fils de Sion, Eliyahu Werdesheim, fraîchement émoulu de l'armée sioniste (l'armée la plus morale du monde, dit-on dit-elle d'elle-même) s'est cru habilité à expliquer à quelqu'un dont les ancêtres avaient été amenés comme esclaves en Amérique entre le 16ème et le 18ème siècles qu'il n'était pas chez lui dans ce coin des Etats Unis appelé Upper Park Heights.

Cette affaire a soulevé des passions dans la région de Baltimore. Passions qui auraient pu être apaisées par une saine administration de la justice, la communauté noire de Baltimore n'en exigeant pas plus, refusant les dérives de confrontation entre communautés.

Las, alors qu'au départ le chef d'inculpation retenu contre un des deux frères Werdesheim était une agression au premier degré, le nouveau procureur de l'Etat vient de requalifier l'affaire en simple délit d'agression au deuxième degré, ce qui a eu le don d'ulcérer les membres de la communauté afro-américaine parce que comme le dit Hassan Giordano du Baltimore Black Media Group, si ce qui est arrivé (coup porté à la tête avec un talkie walkie, des bleus, des, lacérations et un poignet cassé) « n'est pas une agression au premier de gré, je ne sais ce qui peut en être une.»

Hassan Giordano et d'autres militants afro-américains soupçonnent fortement le procureur Bernstein nouvellement élu d'avoir allégé les charges d'inculpation pour la raison qu'il appartient, comme les deux accusés, à la communauté juive :
M. Bernstein a été élu aussi par cette communauté afro-américaine qui, on le verra sur les registres électoraux, reste la majorité électorale dans cette ville. Il travaille aussi pour nous, pas seulement pour ses coreligionnaires d'Upper Park Heights, » a déclaré ce journaliste politique de Baltimore.
L'avocat de la victime observe qu'aucune caution n'a été demandée pour la mise en liberté provisoire d'un des deux frères qui a la double citoyenneté américaine et sioniste et qui est incapable de produire un justificatif de résidence.

Oui, ce type qui disait à l'ado qu'il n'était pas chez lui n'a aucun justificatif de résidence à Baltimore ou ailleurs aux Etats Unis.


 Rassemblement de manifestants, les deux frères plaident non coupable
Deux frères juifs accusés d'avoir battu un ado noir
WBALTV (USA) 16 février 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

BALTIMORE – Mercredi, deux anciens membres d'une organisation de surveillance d'un quartier juif orthodoxe ont plaidé non coupable pour l'agression d'un adolescent noir.
Les frères Avi et Eli Werdesheim ont présenté leur défense mercredi matin tandis que leurs supporters et leurs détracteurs tenaient des rassemblements à l'extérieur du tribunal de Mitchell à Baltimore. Les adjoints du shérif étaient présents pour contenir d'éventuels débordements.
La police explique que la victime dans cette affaire leur a déclaré qu'en novembre, Eli Werdesheim, 23 ans, l'avait frappé à la tête avec un talkie-walkie alors qu'il marchait le long de Falstaff Road dans un quartier à prédominance juive. L'adolescent avait dit que l'homme de 23 ans lui avait crié « Tu n'es pas d 'ici. Dégage d'ici. »

Eli Werdesheim et Avi Werdesheim, 20 ans, sont accusés de séquestration, d'agression et de possession d'arme dans le cadre de l'incident du 19 novembre à Upper Park Heights.
Aux abords du tribunal, des membres de la communauté juive étaient rassemblés pour soutenir les Werdesheims.
"Ce sont des gars merveilleux. Je sais qu'ils ne peuvent faire que ce qui est bien en quelques circonstances qu'ils se trouvent, » affirme Sue Paymer, une manifestante.
Eli Werdesheim faisait partie de Shomrim, une patrouille de citoyens de confession juive. Il soutient qu'il enquêtait sur des agissements suspects et qu'il s'est défendu après que l'adolescent a pris un bâton.

Ceux qui manifestaient contre les Werdesheims affirment croire que les deux frères devraient être inculpés pour crime raciste [hate crime : crime de haine].
"Nous sommes venus ici pour envoyer un message. Nous ne sommes pas venus ici pour  stigmatiser un groupe communautaire particulier. Nous avons dit dès le début que ce n'était pas une question de juif contre non juif. Les gens ont grossi cet aspect, mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Le racisme est le racisme, » explique Sharon Black de l'organisation All People's Congress de Baltimore.

Il y a aussi une colère sourde contre le nouveau procureur élu de la ville, Gregg Bernstein, qui a abandonné en tout début d'année une inculpation de type criminel contre Eli Werdesheim. Les services du procureur n'ont pas précis les raisons pour lesquelles cette qualification a été abandonnée, mais le mois dernier au tribunal, l'avocat d'Eli Werdesheim a déclaré que les blessures de la victime n'avaient peut-être pas été aussi graves qu'initialement rapporté.
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L'abandon de cette qualification a suscité des critiques selon lesquelles Bernstein était indulgent avec un crime raciste commis par un juif parce que lui-même est juif.
"Nous voulons adresser le message au système judiciaire, au procureur de notre Etat, que ce que nous attendons d'eux, c'est une justice pour tous indépendamment de la race, de l'origine, de la couleur, de l'ethnicité ou de la situation économique. Nous attendons de la justice qu'elle soit universelle. » a affirme le révérend C.D. Witherspoon., un militant communautaire.

Certains des manifestants scandaient, "Hey, hey, ho ho, Gregg Bernstein doit partir."
« Je demande au public de ne pas se faire une opinion précipitamment. Attendez le jugement. Pour l'instant, ce sont des allégations. Quand les faits seront produites, alors cous pourrez parvenir à vous faire une opinion, » affirme Susan Green, avocate d' Avi Werdesheim.

En sortant du tribunal, les Werdesheims ont remercié leurs soutiens.

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posted by Djazaïri at 9:16 PM 0 comments

mercredi, août 05, 2009

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Mohamed Ali en visite 'familiale' en Irlande

Bon, ça n’a pas beaucoup de rapport avec les sujets traités habituellement sur ce blog, mais c’est un peu comme pour Alain Souchon, je n’ai pas pu résister à la tentation de traduire ce petit article sur le tout prochain séjour de Mohamed Ali (l’ex Cassius Clay) en Irlande.
Avec ce séjour en Irlande, Mohamed Ali aura renoué avec ses deux racines familiales. Il avait renoué avec son origine africaine en rejoignant la Nation of Islam et en adoptant le nom de Mohamed Ali en 1964: "Cassius Clay est un nom d'esclave. Je ne l'ai pas choisi et je n'en veux pas. Je suis Mohamed Ali, un nom de liberté - il signifie aimé de Dieu et j'insiste pour que les gens l'utilisent quand ils me parlent et qu'ils parlent de moi"
Aujourd’hui c’est avec son ascendance irlandaise qu’il reprend contact, mêlant retrouvailles avec la patrie de son arrière grand-père maternel et action de bienfaisance.
Ce boxeur qui a fait rêver même ceux qui n’aimaient pas la boxe s’est illustré, on le sait, de bien d’autres manières témoignant d’un courage digne de l'immense champion qu’il fut et du grand homme qu’il reste.

J’espère que vous aurez plaisir à lire ce petit texte.

Ali va retrouver ses racines irlandaises
La légende de la boxe revient sur les traces de son arrière grand-père
Par Grainne Cunningham, Irish Independent (Irl) 5 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce fut d’abord Barack Obama et maintenant c’est Mohamed Ali – est-ce que tous les Afro-Américains connus ont des racines irlandaises ?

Quand Cassius Clay avait pour la première fois affirmé qu’il descendait d’un Paddy, tout le monde pensait qu’il plaisantait. Mais c’est vrai. Et maintenant «The Greatest» est en route pour visiter la terre de ses aïeux.
Le mois prochain, l’homme qui pouvait «flotter comme un papillon et piquer comme une abeille» visitera Ennis dans le comté de Co Clare pour retrouver les traces de son arrière grand-père.

Abe Grady avait émigré en Amérique dans les années 1860, en partant de Cappa Harbour, Kilrush pour un voyage sans retour vers le Nouveau Monde. Il s’installa au Kentucky où il épousa une femme Afro-Américaine.
Leur fils épousa aussi une Afro-Américaine et une des filles de cette union sera la mère d’Ali, Odessa Lee Grady. Elle épousera Cassius Clay Senior et le couple s’établira à Louiville où leur fils, qui sera connu plus tard sous le surnom de ‘Louisville Lip’ [le lèvre ( ?) ou peut-être la grande gueule, l’insolent de Louisville] recevra le nom de son père à sa naissance en 1942.
Il changera plus tard son nom en Mohamed Ali quand il adhèrera à la Nation of Islam après avoir remporté le titre de champion du monde en 1964.
Ali, âgé aujourd’hui de 67 ans et atteint de la maladie de parkinson, honorera le 1er septembre une invitation de longue date de la population de Clare à visiter la patrie de son ancêtre.

Quand les liens entre Ali et Clare ont été découverts, le président du conseil municipal d’Ennis, Michael Corley, avait dit : «Nous voudrions rendre hommage ) à Ali.»

Ali reviendra aussi sur les lieux de son combat légendaire avec
Al ‘Blue’ Lewis en 1972 devant une foule de 25 000 personnes au Croke Park de Dublin.
Malgré ses racines irlandaises, Ali avait rejeté le shillelagh (gourdin) qu’on lui avait remis à son arrivée à l’aéroport de Dublin pour le combat. On se souvien qu’il avait dit ne pas en avoir besoi pour matraquer à mort son adversaire.

Collecte de fonds

Mohamed Ali sera également présent à Dublin le 31 août pour une soirée de bienfaisance au Ballsbridge Court Hotel pour collecter des fonds pour la Alltech Ali Charitable Foundation.

L’ancien boxeur s’est associé avec la firme biotechnologique Alltech, dirigée par Pearse Lyons, un natif de Dundalk, pour créer une fondation pour collecter de l’argent pour les enfants défavorisés dans l’accès à l’éducation.
Une partie des fonds levés au cours de cette soirée sera donnée à la fondation Jack and Jill et à l’Irish Rugby Charitable Trust.

En mai, le Dr Lyons avait fait don à Ali d’un chèque de 50 000 dollars pour créer l’ Alltech Muhammad Ali Centre Global Education and Charitable Fund.

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posted by Djazaïri at 10:25 PM 0 comments

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