dimanche, février 26, 2012

Bookmark and Share

L'opposant Syrien Mamoun Al-Homsi sous le charme de l'ultrasioniste Fiamma Nirenstein


Ils sont vraiment charmants bras dessus bras dessous ces deux participants à une conférence de néoconservateurs sur la sécurité qui s’est tenue à Prague en 2007 
Mamoun Al-Homsi & Fiamma Nirenstein

Elle, c’est Fiamma Nirenstein, une fanatique sioniste dont je vous avais déjà parlé. Lui, c’est Mamoun Al-Homsi, une figure en vue de l’opposition syrienne (cf Bernard-Botul-Henri Lévy).
Ce M. Al-Homsi a menacé de transformer la Syrie en «tombeau des Alaouites»

Charmant.


THE ARAB DIGEST, février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
  
L’Arab Digest avait déjà parlé de l’opposant Syrien Mamoun Al-Homsi et de son appel au nettoyage ethnique des minorités en Syrie. Eh bien, de nouvelles questions se posent sur sa démarche politique et sur ses liens suspects avec Israël.
Mamoun Al-Homsi pose sur la photo ci-dessus à la Prague Security Conference (néconservatrice) avec la politicienne israélo-italienne et sioniste dure, Fiamma Nirenstein. Nirenstein qui est une néoconservatrice sioniste a passé une bonne partie de sa vie dans une colonie illégale de Cisjordanie nommé Gilo où elle possède toujours une résidence.
Nirenstein est connue pour ses traductions de livres de Nathan Sharansky, Bernard Lewis et Ruthie Bloom; elle a été à la tête de démarches du gouvernement israélien pour faire échouer la candidature palestinienne pour un statut d’Etat membre à part entière de l’ONU.
Elle est aussi connue pour des propos dans la veine sioniste dure comme “tout Juif sans le monde est un Israélien même s’il n’en a pas conscience. Celui qui ne le sait pas fait une grosse erreur » et « moralement parlant, il ne doit pas y avoir de négociations avec le Hamas qui pense que les Juifs sont des fils de singes et de cochons. On ne peut pas négocier avec des cannibales qui mangent des êtres humains.» Ses prises de position avaient amené Luisa Morgantini, vice présidente du Parlement Européen à écrire un article en 2007 pour critiquer son bellicisme. L’article était intitulé Fiamma Nirenstein et la conspiration des perfides Palestiniens qui ne veulent pas la paix.»
.
Nirenstein partage son temps entre sa résidence italienne et la colonie de Jérusalem Est avec son mari, le photographe Israélien Ofer Eshed.

La question demeure : que faisait Homsi avec elle à Prague?

Homsi l’a rencontrée également, ainsi que Farid Ghadri une personnalité d’opposition pro-israélienne, à Rome où ils ont discuté de la Syrie.  Nirenstein a par la suite écrit un post au sujet de sa rencontre avec eux, exprimant sa profonde inquiétude au sujet du potentiel militaire du Hezbollah et l’arsenal de missiles syriens capables de toucher Israël.

En fait, les choses sont assez claires puisque Farid Ghadri se targue de faire partie des premiers dissidents Syriens partisans d’une alliance avec l’entité sioniste, dans laquelle il a eu l’occasion de se rendre pour discuter avec les députés. Il explique en long et en large pourquoi il admire le régime sioniste et qu’il participait aussi à la conférence de prague où étaient présents Nathan Sharansky, Jose Maria Aznar et George Bush.
Compte tenu du rôle que joue al Jazeera en ce moment contre le gouvernement syrien, il est piquant de relever qu’il écrivait alors :
Al-Jazeera est infiltrée par des agents Syriens pro-Assad et des membres ses services secrets, de sorte qu’elle joue le rôle d’un service de renseignements qui dissémine de la désinformation plutôt que la vérité comme elle le prétend.

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:33 PM 1 comments

jeudi, juillet 21, 2011

Bookmark and Share

Un Conseil International des Parlementaires Juifs

Dans un temps relativement ancien maintenant, même s’il reste présent dans les mémoires, les antisémites faisaient la comptabilité des Juifs. Ils comptaient par exemple les Juifs médecins, avocats ou élus au parlement. Le gouvernement de Vichy avait eu la possibilité d’aller jusqu’au bout de cette logique sinistre en interdisant l’exercice de certaines professions par les Juifs et en limitant leur accès à d’autres. Cette logique d’exclusion voulait aussi que les parlementaires Juifs soient déchus de leurs mandats, sort que connurent d’illustres personnalités comme Léon Blum ou Georges Mandel.

Aujourd’hui, ce ne sont plus les antisémites qui font ce décompte mais des journaux comme Haaretz qui parait dans l’entité sioniste. D’après ce dernier journal cité ici, il semblerait que le nombre de députés Juifs a atteint un niveau record en 2006. On apprend par exemple que le Royaume Uni avait cette année là 59 parlementaires Juifs, dont 41 à la Chambre des Lords. En fait, la Grande Bretagne est, en dehors de l’Etat sioniste, celui qui a le plus de parlementaires Juifs.
Pas mal pour un pays qui est et a été un des pays les plus antisémites.

La France aurait en 2006, toujours selon Haaretz, 18 députés Juifs seulement.
Normal, à part l’Angleterre, la France est certainement le pays le plus dangereux pour les Juifs.

Non seulement des officines ou des journaux se chargent de comptabiliser les députés juifs mais on s’est même chargé de les rassembler dans un organisme qui s’appelle le Conseil International des Parlementaires Juifs
La présidence de ce congrès international vient d’échoir à une certaine Fiamma Nirenstein, une députée Italienne.

Fiamma Nirenstein
Comme elle le dit elle-même, Mme Nirenstein et ses collègues du Conseil des parlementaires Juifs sont engagés dans
un dur labeur dans l'objectif de défendre la démocratie, les droits humains et par conséquent Israël. Je pense que la première étape du travail va être une prise de position commune pour demander aux gouvernements l'engagement de faire revenir aux plus vite les Israéliens et les palestiniens à la table des négociations pour des pourparlers directs et pour s'opposer à la résolution de reconnaissance unilatérale d'un État palestinien qui doit être votée à l'assemblée générale de l'ONU en septembre.
J’ignore si ses concitoyens l’ont élue pour ce genre de missions et s’il est normal que des représentants d’une nation se placent ouvertement, dans un cadre institutionnel chapeauté par le Congrès Juif Mondial, c’est-à-dire un organisme qui se pose clairement comme une instance supra nationale au service d’une communauté ethno-religieuse particulière mais aussi d’un Etat, celui qui se présente précisément comme un Etat juif.
L’objectif essentiellement communautariste de ce Conseil International des Parlementaires Juifs est d’ailleurs clairement affiché dans certaines des missions qui lui ont été assignées  comme :
-   Promouvoir un dialogue permanent et un sens de la fraternité entre parlementaires et ministres Juifs.
- Soutenir Israël, conduire un dialogue sur les questions politiques entre les parlementaires Juifs et les dirigeants politiques d’Israël
-      Assurer le bien-être matériel et spirituel des Juifs et des communautés juives du monde entier.
Pour le coup, en voilà qui mériteraient d’être déchus de leurs mandats dans les pays où ils ont été élus !.

Un seul député Français aurait appartenu au comité directeur de ce Conseil International des Parlementaires Juifs. Il n’en fait apparemment plus partie. Si son appartenance à cette institution est avérée, ce que j’ignore, il est également impossible de savoir s’il en fait toujours partie au titre de simple membre.
En tout cas, il ne se vante pas de son adhésion passée ou présente à cette organisation puisqu’il n’en parle ni sur son site officiel, ni sur son blog et que la page qui lui est consacrée sur le site de l’Assemblée Nationale est muette à ce sujet.

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 9:47 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette